Défi 21 jours – Semaine 3 : Humidité, Rate et prise de poids selon la médecine chinoise
Cet article fait partie du défi 21 jours.
Présentation du défi 21 jours : observer la faim et la satiété.
Après deux semaines à observer une faim brouillée, absente ou contradictoire dans un contexte de fatigue, de maladie puis , de récupération — quelque chose a changé cette semaine.
La faim est revenue.
Claire. Lisible. Régulière.
Quand la faim revient, un rythme régulier redevient possible
Pendant les deux premières semaines du défi, le contexte ne permettait pas de respecter un rythme alimentaire régulier.
La maladie puis la convalescence imposaient autre chose : manger quand c’était possible, sans chercher à structurer ou s’astreindre à des horaires de repas réguliers.
Cette semaine 3 marque un changement clair.
La faim est revenue.
Présente. Régulière.
Et quand la faim revient de cette façon, il devient à nouveau pertinent de remanger à des heures régulières.
Non pas par rigidité, mais parce que le corps est à nouveau capable de s’organiser.
👉 En contexte de maladie ou de récupération, les horaires n’ont pas de sens.
👉 Quand la faim redevient stable, manger à heures régulières favorise un bon métabolisme.
Faim retrouvée ≠ liberté totale
C’est un piège classique.
Quand la faim revient, beaucoup se disent :
« Ça y est, tout est rentré dans l’ordre. »
Non.
Pas encore.
Une faim retrouvée n’est pas une autorisation à manger n’importe comment, n’importe quand, n’importe quoi.
En médecine chinoise, quand la Rate et l’Estomac recommencent à fonctionner correctement après une période de faiblesse, ils ont besoin de régularité, pas d’excès.
Sinon, on recrée très vite :
- ballonnements
- fringales
- lourdeur
- stockage
👉 La faim est un signal. La réponse doit être intelligente.
La règle des trois heures
En diététique chinoise, la règle des 3 heures rappelle qu’il est nécessaire de laisser au moins trois heures entre deux prises alimentaires afin de respecter le rythme de la Rate et de l’Estomac. Ce temps est indispensable pour permettre une digestion et une transformation correctes des aliments, sans surcharger le système digestif. Manger trop rapproché, grignoter ou boire en continu affaiblit le Qi de la Rate et favorise fatigue, lourdeurs et humidité et prise de poids. Cette règle s’applique en dehors des périodes de maladie ou de convalescence, où l’on privilégie au contraire des prises plus fréquentes et plus légères pour soutenir l’énergie sans l’épuiser.
Humidité et mucosités : les vraies responsables de la prise de poids en médecine chinoise
En médecine chinoise, l’humidité et les mucosités ne sont pas de simples concepts théoriques : ce sont des facteurs majeurs de prise de poids. Lorsque la Rate est affaiblie, elle transforme mal les aliments et les liquides, qui s’accumulent alors sous forme d’humidité. Avec le temps, cette humidité s’épaissit et devient mucosités, alourdissant le corps, ralentissant le métabolisme et rendant toute perte de poids difficile, voire impossible, malgré des efforts alimentaires. Tant que l’humidité et les mucosités ne sont pas résolues, le corps stocke, et s’alourdit : ce n’est pas un manque de volonté, mais un déséquilibre énergétique.
Conclusion
👉 Les textes classiques de la médecine chinoise sont clairs : la prise de poids est avant tout une conséquence d’une transformation défaillante, pas d’un excès isolé de nourriture. Tant que la Rate est surchargée ou affaiblie, l’Humidité et les mucosités s’installent.
« Quand la Rate est forte, l’Humidité ne se forme pas. Quand la Rate est faible, l’Humidité s’accumule. »
— Huang Di Nei Jing (Classique de l’Empereur Jaune)
« L’Estomac reçoit, la Rate transforme. Si la transformation est entravée, les liquides deviennent lourds et stagnent. »
— Su Wen, chapitres sur la digestion et les liquides
En diététique chinoise, le poids n’est jamais qu’une question de calories, mais toujours une question d’adaptation. Lorsque l’on est en bonne santé, respecter le rythme digestif et espacer les repas soutient la Rate, limite l’humidité et favorise l’allègement naturel du corps. En période de maladie ou de convalescence, ces règles s’assouplissent : on privilégie alors des prises plus fréquentes, simples et digestes, pour nourrir l’énergie sans l’épuiser. L’essentiel reste le même : écouter l’état du corps et ajuster l’alimentation en conséquence, plutôt que d’appliquer des règles rigides hors contexte.
Si vous arrivez ici sans avoir lu les semaines précédentes, je vous conseille de commencer par les articles de la Semaine 1 et la Semaine 2 du défi . Cet article est le dernier d’un parcours .
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